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Publié le 09 Février 2015 à 10:19

Lance Armstrong « Tout petit déjà je balançais mes camarades, dénoncer ma femme était logique »

Le 17 mars prochain, Lance Armstrong est attendu au tribunal d'Aspen pour une affaire d'accident de voiture dans laquelle il a tenté de faire porter la responsabilité à sa femme sans succès. En exclusivité pour l'Epique, il revient sur cette histoire rocambolesque et sur sa grande passion dans la vie : la délation...

Tags : France, Velo, Cyclisme, Tour, Femme, Lance, Armstrong, Autres

Auteur : Mathieu Basach

Casquette noire et survêtement sombre, nous retrouvons l'ancien septuple vainqueur du Tour de France devant un Martini blanc dans la coquette ville du Colorado où il s'est installé avec sa femme, Anne Hansen, et ses enfants. Son vélo n'est pas loin, il ne l'est jamais nous dit-il, lançant régulièrement des regards dans sa direction. Il nous propose de l'accompagner sur une tournée de bières que nous refusons poliment.

Nous commençons par l'actualité, sa récente convocation au tribunal pour conduite en état d'ébriété le soir du Nouvel An et les dégâts matériels qu'il a causés sur son parcours. Il rit. « Des petits accrochages » tente-t-il de dire en français avec son adorable accent du Midwest. Nous mentionnons quand même que dans cet épisode il a tenté de rejeter les faits sur sa femme avant d'être contredit par des témoins. « Quand je prends ce genre de décision, c'est toujours pour protéger les miens », nous explique-t-il.

Lance passe alors aux aveux et nous tenons notre scoop. « Vous connaissez ma grande passion pour le vélo. Et bien, il s'avère que j'ai un passe-temps qui me plaît davantage encore : la délation. J'adore balancer les gens, je ne peux pas m'en empêcher. Je l'ai toujours fait. Tout petit déjà je balançais mes camarades auprès des profs. Je montais de faux scénarios pour couvrir mes erreurs et j'avais toujours des amis qui tombaient pour moi. Ma femme a l'habitude vous savez, la dénoncer était d'ailleurs logique. Mes enfants aussi ont l'habitude, ils savent que s'il manque des canettes de bière dans le frigo, par exemple, ce sont eux qui seront désignés coupables », affirme-t-il tout en se servant sa cinquième bière de l'interview, « Dans le peloton je les montais les uns contre les autres pour mieux gagner. Jamais ils ne me soupçonnaient. Ces gars-là sont prêts à croire tout et n'importe quoi ! J'avais même tenté de dénoncer un collègue pour le dopage, mais c'était un peu trop compliqué. »

L'interview terminée, Lance Armstrong nous quitte en chevauchant son destrier sur lequel les logos de Nike sont à moitié arrachés. Il manque de renverser un policier qui s'occupait de la circulation. « Ce sont ces messieurs qui m'ont saoulé », se défend-il en nous pointant du doigt. Nous acquiesçons avec béatitude alors que l'agent vient dans notre direction. Le serveur nous apporte l'addition que nous sommes honorés de payer pour les dix bières que le champion a bu pendant cette petite interview... avant de repartir prendre l'apéro avec des amis comme il nous l'a annoncé.

 

 

Crédit photo : © L’Épique | Article lu 12832 fois

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