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Publié le 21 Novembre 2014 à 17:22

PSG : Al-Khelaïfi annonce son départ pour se consacrer pleinement à Football Manager 2015 !

Depuis qu’il est à la tête du PSG, Nasser Al-Khelaïfi voue un culte inébranlable pour le football. Garçon discret dans la vie de tous les jours, le Qatari songerait à s’éloigner des paillettes du Parc des Princes pour vivre sa nouvelle passion derrière un écran d’ordinateur...

Tags : Ligue1, PSG, Paris, L1, FM2015, Manager, Al-Khelaifi, Football

Auteur : Guillaume Blanc

C’est un véritable coup de tonnerre dans le monde du ballon rond : deux ans et demi après son arrivée à Paris, pour promouvoir le Qatar grâce au sport, Nasser Al-Khelaïfi envisagerait très sérieusement de quitter la direction du Paris Saint-Germain. Le Qatari de 41 ans se demande si les investissements de son pays dans le club de la capitale sont une bonne chose et émet quelques doutes concernant la rentabilité de ce projet. Il est persuadé qu’il n’a pas nécessairement besoin de dépenser plusieurs millions d’euros pour parvenir à soulever un jour la prestigieuse Coupe aux Grandes Oreilles et assure avoir une méthode plus simple pour parvenir à ses fins. « Je me rends compte que j’ai fait le con : pourquoi dépenser tout ce pognon pour essayer de gagner la Ligue des Champions alors que je peux atteindre le Graal pour presque rien, grâce à Football Manager ? », s’interroge l’homme le plus influent du Paris Saint-Germain lorsqu’il nous a reçus ce vendredi matin dans ses bureaux de La Factory à Boulogne-Billancourt.

 

S’il a longtemps été freiné dans ses rêves de grandeur à cause de ce putain de fair-play financier, Nasser Al-Khelaïfi est heureux de se remettre à rêver quand il allume son Mac sur les coups de 7h et qu’il se prépare à jouer pour les dix-sept prochaines heures sans interruption. Il sait que ce jeu vidéo n’est plus que la seule solution pour nourrir ses caprices de gosse de riches. Il n’y a qu’à Football Manager que notre ami qatari peut composer sa propre dream team. « J’adore ce jeu vidéo, c’est une révolution pour moi. En trichant un peu, j’ai pu réunir Cristiano Ronaldo et Lionel Messi dans mon PSG. Et parce que je suis un grand déglingo dans ma tête, j’aime mettre Neymar sur le banc des remplaçants et le faire entrer à la 87e », nous assure l’ancien joueur de tennis, aussi très fier d’avoir pu convaincre Carlo Ancelotti de revenir à Paris pour être son adjoint.

 

Bien qu’il soit encore dans l’organigramme du Paris Saint-Germain pour quelques heures, Nasser Al-Khelaïfi raconte que ses rapports avec la direction sportive n’a pas toujours été toute rose. Il reprocherait à Olivier Létang de manquer de discernement et de se montrer trop impatient à son goût lorsque, durant les trois premières rencontres amicales, le PSG n’était pas parvenu à battre de modestes formations autrichiennes et chinoises. Il a fallu que le Qatari convoque le directeur sportif dans la vraie vie pour mettre les points sur les I et gagner en tranquillité. « Une fois, Olivier Létang voulait me virer du PSG parce que je n’obtenais pas les résultats escomptés. Je l’ai convoqué dans mon bureau et je lui ai filé une mise à pied », assure l’ancien grand patron de BeIn Sports, ravi d’avoir montré un peu de poigne à ses collaborateurs.

 

Si le réalisme de Football Manager casse les burnes de notre ami qatari, notamment en matière de recrutement et de fair-play financier, il a trouvé la solution pour glisser une quenelle épaulée à Karl-Heinz Rummenigge et Reinhard Rauball. En ajoutant un entraîneur au Bayern Munich et au Borussia Dortmund dans le jeu, personne ne peut l’empêcher de recruter sereinement les meilleurs éléments de Bundesliga à moindre coût. « Pour faire chier les Schleus, j’ai fait venir Marco Reus et Franck Ribéry pour 0€. Croyez-moi, les avoir dans son équipe bis, ça aide pour taper Guingamp au Trophée des Champions », se réjouit le bras droit de Tamim Bin-Hamad Al-Thani avec un large sourire.

 

Ambitieux, Nasser Al-Khelaïfi n’a jamais manqué d’imagination pour renforcer le Paris Saint-Germain et envoyer le club qui occupe une place à part dans son cœur vers les sommets. S’il a longtemps assuré à la presse entière vouloir dénicher le nouveau Lionel Messi au PSG, il touche son rêve quand il recrute la semaine dernière un joueur sorti de nulle part et qui se prépare finalement à devenir le nouveau Eden Hazard. Le dénommé Theo Bongonda a un talent hors norme et a conquis le Qatari dès le premier match au point qu’il pourrait débarquer à Paris dès cet hiver. « Il m’a planté un hat-trick dès sa première mi-temps et a fait cinq passes décisives à Zlatan Ibrahimovi?. Whala, il a tout d’un grand ! », a blasphémé notre ami qatari avec des yeux qui brillent en repensant à ce joueur que personne ne connaît.

 

Alors que la FIFA a dévoilé une infime partie du rapport de Michael J. Garcia par Hans-Joachim Eckert la semaine dernière, Nasser Al-Khelaïfi tient malgré tout à souligner que Football Manager reste assez loin de la réalité, notamment en matière de corruption et de violence dans les stades. Il reproche au jeu vidéo de proposer une version trop aseptisée du football et ne comprend pas pourquoi Thiago Motta ne pourrait pas se faire casser le nez par Brandão ou pourquoi Leonardo n’aurait pas le droit de glisser une tape amicale à Alexandre Castro ou pourquoi Mohammed Bin-Ammam n’aurait pas encore eu l’idée de lâcher des enveloppes aux grands électeurs de la FIFA. « Je pense que Football Manager atteint sa limite : on ne peut pas encore corrompre un arbitre, le bousculer dans le tunnel des joueurs ni même tenter de s’offrir l’organisation d’une Coupe du Monde… », souligne le futur ex-dirigeant du PSG en espérant que Miles Jacobson, le créateur du jeu, sorte un patch d’ici quelques semaines pour corriger ces défauts. Indéniablement, au moment de prendre sa décision, il se pourrait bien que Nasser Al-Khelaïfi garde un pied dans le football parce que, dans le fond, il le sait bien : sa vie est bien plus bandante qu’une pauvre partie de Football Manager en solitaire sur un ordinateur.

 

 

Crédit photo : © L’Épique.fr | Article lu 46652 fois

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