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Publié le 10 Août 2015 à 15:07

OM - Labrune : « Je savais pour Bielsa, il est parti car il voulait une glacière avec siège chauffant »

Même si Jean-Louis Triaud affirmait dimanche que Marseille ira mieux sans El Loco, les supporters marseillais avaient tous la gueule de bois au lendemain de la défaite face à Caen. Un seul homme était au courant des tractations en coulisses, Vincent Labrune, le président de l'OM qui n'est pas mécontent de ce départ. Au contraire, il était plutôt satisfait d'avoir enfin tenu tête à son entraîneur. Décryptage...

Tags : Labrune, OM, Marseille, Bielsa, Mercato, Glaciere, Demission, Football

Auteur : Belaro

C'est dans sa magnifique villa avec vue sur la Méditerranée que Vincent Labrune a accueilli l'Epique lundi matin, verre d'oranges pressées dans la main droite. Vinc', comme on l'appelle dans le milieu, était calme et reposé, loin des agitations des rédactions comme la Provence. Et c'est avec l'esprit serein qu'il a accepté de répondre à quelques questions, n'hésitant pas à revenir en détail sur l'affaire du "Bielsagate" en nous livrant sa version des faits.

« Marcelo est un homme sympathique. Excepté le fait qu'il n'a jamais réussi à aligner plus de trois phrases en français sans utiliser "googletrad", et ce malgré huit heures de soutien hebdomadaire que le club lui offrait via un compte Babbel. Il nous arrivait d'aller boire quelques coups ensemble et de parler philosophie de jeu. Enfin plutôt de confronter notre vision de jeu autour d'un verre. Le problème d'un homme comme Bielsa, c'est qu'il voulait toujours avoir le dernier mot. C'est d'ailleurs sur le contrat que tout a basculé ces dernières soixante-douze heures. Dans la soirée de vendredi à samedi, il m'a appelé sur le téléphone de la maison. Il était au bout du fil, la voix grave... avec le traducteur à côté de lui. Dans un français assez maladroit, il a voulu renégocier les termes de son nouveau contrat qui devait nous emmener ensemble jusqu'en 2017. Alors qu'on s'était déjà mis d'accord une première fois, il a remis sur la table de nouvelles revendications comme le fait d'avoir une casquette à son nom, une tribune à son nom et que les questions soient désormais posées en espagnol pendant les conférences de presse. Sans rien vous cacher, j'étais sur le point d'accepter ces trois points lorsqu'il en a rajouté une couche qui était la goutte de trop. »

 

La glacière : le glaçon qui a fait déborder le verre

 

« Dans le métier, c'est simple, on leur donne ça et ils prennent ça. Avant que je ne raccroche, Marcelo m'a demandé une dernière faveur. Que j'accepte de lui fournir une deuxième glacière aux couleurs du club qui aurait un siège chauffant et qui pourrait faire office de thermos de café pour les déplacements dans le nord. Je lui ai dit qu'il abusait, mais il n'avait pas l'air de vouloir lâcher le morceau. Je lui ai alors dit que c'était soit la casquette, soit la glacière, mais il n'a rien voulu entendre. J'ai donc fini par raccrocher, et on connaît la suite. Il n'a pas aimé qu'on lui refuse un nouveau jouet et il a donc décidé de démissionner. C'est la dernière fois que nous nous sommes parlé d'ailleurs. Je ne suis donc pas surpris, je savais pour Bielsa, il est parti car il voulait une glacière avec siège chauffant, c'est tout de même ridicule, mais bon, c'est comme ça ! »

 

L'Argentin passé en vingt-quatre heures d'icône sur la Canebière à ennemi public numéro 1 va être difficile à remplacer. D'autant qu'aucun nom ne se détache réellement dans la presse. Mais Vincent Labrune semble avoir une idée derrière la tête. Réponse dans les prochains jours...

Crédit photo : © L’Épique | Article lu 41016 fois

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