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Publié le 25 Mai 2014 à 16:56

L'incroyable calvaire de Joan Solsona, le vrai propriétaire du bras gauche de Rafael Nadal !

Octuple vainqueur de Roland Garros, Rafael Nadal sera une nouvelle fois l'un des grands favoris du tournoi du Grand Chelem parisien, qui a débuté ce dimanche Porte d'Auteil.

Tags : nadal, rolland-garros, rafael-nadal, Tennis

Auteur : Miguel Laporta

Maître incontesté de la terre battue, l'Espagnol de 27 ans n'a perdu qu'un seul des neuf derniers Roland Garros, un véritable exploit jamais égalé dans l'histoire de la petite balle jaune. Rarement très souriant, Rafael Nadal est du genre concentré et appliqué, lui qui force l'admiration de ses pairs grâce à une condition physique énorme et caractérisée notamment par un bras gauche monstrueux, pour ne pas dire surdéveloppé. Et si la version officielle du parcours du jeune majorquin rend hommage à l'acharnement du joueur pour muscler son membre, un témoignage aussi troublant que fascinant fait les gros titres de la presse espagnole en ce dimanche 25 mai.

 

Dans son édition du jour, le très sérieux quotidien généraliste ibérique, El Mundo, révèle en effet que le bras gauche tant redouté par tous les tennismen du circuit ATP ne serait en fait pas la propriété de Rafael Nadal, mais celle du méconnu Joan Solsona, boulanger catalan de 31 ans, inconnu du grand public. «Tout a commencé un matin de mai 1999. J'avais alors 16 ans et je travaillais comme apprenti dans une boulangerie de Barcelone. Un homme est entré pour commander une baguette et trois croissants. Sur le coup, je ne me suis douté de rien, mais le lendemain, j'ai commencé à m'inquiéter.» raconte l'homme, visiblement marqué, avant d'apporter plus de détails à son récit. « Le lendemain, le même homme s'est présenté à la boulangerie, accompagné d'un autre monsieur lui ressemblant étrangement. Je me rappelle très bien de cette journée, il faisait beau, mais un peu frais. Après m'avoir passé la même commande que la veille, l'homme que je connaissais déjà de vu me propose de le rejoindre, avec son compère, à l'extérieur de la boulangerie. Sur le coup, je n'ai rien vu venir. »

 

Parler pour se reconstruire

 

Tout s'est en effet passé très vite ensuite. Un coup derrière la tête, un trou noir et quelques heures plus tard, « enfin je crois », un réveil confus dans un bloc opératoire. Le début du calvaire, le vrai : « En ouvrant les yeux, je ne savais pas où j'étais, j'étais à la fois effrayé et barbouillé. Quand j'eus retrouvé mes esprits, j'ai vu ces deux hommes me regarder avec insistance et me révéler leur identité. » Il s'agissait en fait de Toni et Miguel Angel Nadal, à l'époque défenseur du FC Barcelone, deux oncles du célèbre tennisman. Mais pourquoi donc ces deux hommes, dont le deuxième était très connu en ce temps-là, ont-ils décidé de kidnapper un jeune adolescent en pleine journée ? Doté d'un physique exceptionnel pour son âge, le jeune boulanger disposait de bras très musclés, forgés par une enfance de pétrissage de la pâte et de travaux manuels. « Ils m'ont expliqué qu'ils ne me voulaient aucun mal, et qu'ils allaient simplement me prendre mon bras gauche pour me le remplacer par un autre. Au moment où ils ont terminé de m'expliquer leur intention, je me suis évanoui instantanément. » Pour se réveiller deux jours plus tard, sur une plage située à 13 kilomètres de Barcelone, avec une bouteille d'eau et un petit papier sur lequel était écrit : « Nous te serons éternellement reconnaissant. » Viré de sa boulangerie pour avoir abandonné son poste plusieurs jours durant, le jeune Joan Solsona trouvera du réconfort au près de sa famille, à qui il n'a par contre jamais souhaité confier l'horreur de son expérience « pour les préserver, et pour me protéger. »

 

Disposant du jour au lendemain d'un bras gauche infiniment moins saillant que son bras droit, Joan a éprouvé des difficultés à retrouver une activité manuelle normale, échouant à plusieurs reprises dans ses quêtes de nouvelles formations. Surtout, Joan n'a jamais compris à l'époque pourquoi les frères Nadal avaient voulu lui piquer l'un de ses membres. C'est quelques années plus tard seulement, en 2005 plus précisément, qu'il découvrira le pot aux roses. « Je ne suis pas un féru de sport, mais à cette époque, j'avais mis en parenthèse ma carrière de boulanger pour faire du service, dans un pub diffusant continuellement du sport à la télé. En voyant la finale de Roland Garros entre Mariano Puerta et un certain Rafael Nadal, tout s'est éclairé. » Ce bras gauche dont il avait été privé six ans plus tôt, se trouvait là devant lui, sur l'écran du téléviseur du Black Orse, rue Carrer d'Allada Vermel. Rafael Nadal, étoile montante du tennis mondial, enchaînait les aces et les coups droit, avec une facilité déconcertante. Et après neuf ans de silence, Joan Solsona a décidé de franchir le pas et de révéler son histoire à la presse. « Si j'ai autant attendu, c'est surtout que j'avais peur d'être jugé, d'être traité de fou. Mais après en avoir parlé enfin à ma famille, j'ai décidé de tout raconter. » Pour tourner la page, et se reconstruire. « Quand vous passez la moitié de votre vie avec un secret aussi lourd à porter, vous avez parfois des idées noires. Aujourd'hui j'ai 31 ans, j'ai besoin d'aller de l'avant. Je ne demande aucune compensation financière à la famille Nadal, seulement leurs excuses publiques. » Contacté par nos soins, l'entourage du champion espagnol n'a pas souhaité s'exprimer pour le moment, se contentant simplement de qualifier cet incroyable scoop du journal espagnol de « farfelu » et « malvenu ».

Crédit photo : L’Épique.fr | Article lu 40808 fois

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